Présentation

La voix veloutée de Samia Diar enchante les Fabriques du Macadam depuis 2008!

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Elle grandi en Algérie dans une famille où l’engagement politique des femmes se transmet à travers les générations. Sa grand-mère, militante pendant la guerre d’indépendance, continue à lutter pour les droits du peuple algérien et des femmes en particulier. Sa mère prolonge la tradition et s’implique aussi pour la cause des femmes au sein d’associations. En 1988, l’Algérie est en pleine effervescence démocratique, Samia a quinze ans. Passionnée de musique flamenco elle s’inscrit dans une école de musique où elle rencontre les musiciens avec qui elle formera son premier groupe Triana d’Alger. Elle commence à tourner comme guitariste au répertoire flamenco rumba. Mais en 1999, l’Algérie déchirée par les luttes entre le pouvoir et les islamistes connaît une terreur quotidienne. Samia reçoit des menaces des islamistes. Elle fuit et poursuit sa carrière en Tunisie. Avec une chanteuse et un guitariste, elle assure la première partie du spectacle sur la tournée de l’humoriste Fellag. Par un heureux hasard, quand la chanteuse se désiste pour un concert du réveillon, Samia la remplace et fait ses premiers pas sur scène en tant que chanteuse.

En 1998, le climat apaisé et Samia retourne à Alger pour intégrer une nouvelle formation du non de Méditerrranéo. Elle commence à composer et en 2000, enregistre un premier album en tant que chanteuse. Avec cet album, elle se produit dans toute l’Algérie, en Italie et jusqu’au Sahara. C’est une période de liberté artistique et de maturation et ces multiples expériences de la scène sont l’occasion pour elle de s’affirmer en tant qu’auteur-compositeur-interprète.

Quatre ans que Samia est rentrée d’Algérie et les évènements politiques qui s’y sont déroulés entre-temps n’ont pas laissé indemne la scène artistique, minée, comme le reste de la société par la corruption et le népotisme. Samia préfère de nouveau partir. Elle choisit la France et s’installe à Paris où elle retrouve Tarik Chaouach, un ami d’enfance qui a fait carrière en tant que pianiste de jazz. Tarik joue de nombreux instruments: gumbri, flûte, percussions diverses. Les deux artistes décident de joindre leurs talents et enrichissent les compositions de Samia. En 2004, le groupe Samia Diar enregistre un CD autoproduit dont le premier titre éponyme Nãna est un hommage aux femmes algériennes.

« Je chante l’Algérie, la condition de la femme, la situation des jeunes et ce que l’Etat a fait de nous. Je chante l’oppression, ce que j’ai vécu et la raison de ma venue en France: parce qu’on ne veut pas de nous là-bas. »