Présentation

Installé à la Briche depuis 2006, cet artiste peintre et sérigraphe est spécialisé dans l’impression sur textile. Il collabore depuis de nombreuses années sur différents projets du Café Culturel, en passant par la Fabrique du Macadam (réalisation t-shirts sérigraphiés et « seri-graff » en live sur Et Gare! en 2012) mais également sur des ateliers d’initiation à la sérigraphie avec l’I.M.E des Moulins Gémeaux en 2013-2014.

Portrait du Journal de Saint-Denis par Benoit Lagarrigue (2012)

Depuis presque cinq ans, ce sérigraphiste a son atelier rue Paul-Éluard. Et signe, entre autres, des créations textiles pour Franciade.

Ses sérigraphies aux couleurs vives et acidulées sur des pochettes et autres couvre-livres attirent immédiatement le regard des visiteurs de l’atelier-boutique Franciade, rue de la Boulangerie. Né à Rouen, Antoine Petit a grandi dans l’Essonne. Il se souvient avoir toujours dessiné. « Enfant, j’adorais aller dans l’atelier de ma grand-mère, qui était peintre et faisait de la peinture sur soie. J’étais fasciné… », se souvient-il. Après le bac, il se dirige vers le graphisme. « En fait, je voulais aller aux Beaux-Arts mais ma mère ne l’a pas voulu », sourit-il. Au bout d’un an, la cause est entendue : ses professeurs lui laissent entendre qu’il fait fausse route : « Tu es artiste, pas graphiste ! », lui dit l’un d’eux. C’est à ce moment qu’Antoine découvre la sérigraphie. Une révélation. « C’est une technique géniale, s’écrie-t-il, on peut imprimer n’importe quoi sur tout ! Photos dessins, textes, sur du textile, du métal, du plexi, sur un plafond ou un mur… »

Rapidement, il décide de s’installer à son compte, trouve un atelier chez des amis à Paris, tout près de la place Clichy. Il rencontre un styliste grâce à qui il va mettre un pied dans le monde du prêt-à-porter. C’était il y a treize ans et, depuis, Antoine Petit a fait un joli chemin. Peu à peu, il se constitue un réseau de fidèles qui s’élargit d’année en année. « La meilleure publicité, c’est un client content », affirme-t-il. Mais ce n’est pas pour autant qu’il accepte n’importe quoi. « Je veux garder le choix de ce que je fais, même si cela occasionne parfois des moments difficiles. » Il travaille pour de jeunes créateurs, intervient à la Chambre syndicale de la couture, fait confiance au bouche à oreille. Et puis Antoine veut garder du temps pour son travail personnel. L’artiste rejoint alors l’artisan. « J’aime travailler sur des objets usuels : toiles de transat, abat-jours, hamac… Comme il est plus facile de vendre un objet peint qu’un tableau, alors je fais des tableaux sur des objets. »

Depuis presque cinq ans, il travaille à Saint-Denis, dans son atelier de la rue Paul-Éluard. « Ici, j’ai pu grandir », dit-il. Une première expo au Soixante-Adada en 2008 avec le sculpteur Olivier Brunellière le fait mieux connaître des Dionysiens. Puis ce sera la rencontre avec Franciade, à l’occasion de la Foire des savoir-faire de 2009. « Ce que j’aime ici, c’est l’entraide entre les artisans et la possibilité de monter des projets avec les habitants. » il crée des pochettes avec pour thème des éléments d’architecture de la basilique et sa dernière série, porte sur la cité Jardins de Stains. « Nous avons travaillé avec l’association Femmes dans la cité, des élèves décrocheurs, des retraités aussi, à partir de dessins qu’ils ont eux-mêmes réalisés. » Antoine, qui a exposé cet automne au TGP et présente à la Foire des savoir-faire solidaires des objets imprimés « sur des tissus achetés au marché de Saint-Denis », précise-t-il, aime partager. D’ailleurs, il donne régulièrement des cours individuels dans son atelier. Lorsqu’on le quitte, il confie encore son espoir de monter une nouvelle exposition en 2012…

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